Je participais hier soir, mardi 1er février, au Palais des fêtes de Romainville, à une réunion publique sur le projet du Syctom d’usine de méthanisation de Romainville. Organisé par la Communauté d’Agglomération Est Ensemble, ce temps d’échange avec les riverains des 4 communes concernées était à mon sens nécessaire au vu des nombreuses interrogations que suscitent ce projet.
Conscients de la multiplication des questionnements sur ce sujet, nous avons, avec mes collègues Maire de Romainville, Bobigny et Noisy-le-Sec, demandé au Syctom, représenté par plusieurs de ses techniciens et par son président François Dagnaud, de présenter publiquement ce projet et de répondre aux interpellations des riverains parmi lesquels le Président de l’Association Arivem François Mouthon, présent à la tribune, pour exposer ses objections.
Je veux à ce propos saluer la qualité des arguments échangés et la teneur générale du débat. En outre, la participation massive à cette réunion (près de 500 personnes) a démontré que les citoyens de nos 4 villes avaient soif d’informations sur la question. Même si j’ai pu de temps à autre regretter quelques propos excessifs ou caricaturaux, je considère que la situation de crispation à laquelle nous avons abouti est le résultat de l’absence de débats et d’échanges avec les riverains lors de la phase de conception de ce projet.
Dans ces conditions, attentif aux inquiétudes qui se sont exprimées, j’ai proposé la mise en place d’un moratoire d’au moins six mois pour permettre au débat de se tenir sereinement et exhaustivement. Cette période devra ainsi être mise à profit pour diligenter un audit indépendant sur les différentes questions soulevées (sûreté du site, dispositions constructives contre les potentielles nuisances olfactives, modèle économique du centre, qualité du compost agricole valorisé et utilisation du biogaz produit par les digesteurs) et mener collectivement la concertation sur tous ces aspects ainsi que sur l’inscription environnementale du site sous l’égide d’un garant nommé par la Commission Nationale du Débat Public. Reste que plus de 300 000 tonnes d’ordures ménagères sont produites chaque année sur notre bassin de vie et qu’il faudra trouver un moyen sûr, écologiste et pérenne de les valoriser.
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